Bruxelles propre? Quelques propositions pour améliorer la propreté publique

31 juillet 2007

Carla Dejonghe & Els Ampe

Ces dernières semaines, de nombreux articles paraissent dans la presse à propos de multiples actions de propreté. Les députées bruxelloises Carla Dejonghe et Els Ampe soutiennent chaleureusement ces actions. Mais elles demandent davantage. A l’aide d’un petit dossier, elles montrent quelques exemples concernant des dépôts clandestins et sauvages, des déchets en tout genre, de nombreux tags et autres dans le cœur touristique de Bruxelles. Elles demandent que le citoyen accroisse son sens des responsabilités et que les autorités compétentes interviennent contre les contrevenants, de façon répressive s’il le faut.

Dans le dossier, quelques alternatives sont proposées qui demandent néanmoins du courage de la part des autorités pour les mettre réellement en application.

1. Le manqué de propreté dans le centre de Bruxelles n’est pas seulement dérangeant pour la vue et l’odorat, il occasionne un important dommage économique : il tient les touristes et les clients à l’écart des magasins et des cafés et restaurants.  De cette façon, Bruxelles ne réussit pas à argenter sa fonction centrale vis-à-vis des habitants de Flandre et de Wallonie.  Ceci coûte des revenus et des jobs peu scolarisés, desquels nous avons besoin.   C’est donc beaucoup plus que gênant pour notre confort, à terme c’est mauvais pour tous les bruxellois!

2. Beaucoup de choses sont entreprises à différents niveaux, mais le résultat n’y est toujours pas (la touche finale d’une politique) ! Il y a un manque d’ambition pour y remédier ensemble, au-delà des frontières des compétences.

3. On parle de propreté à tous les niveaux.  On met en place des campagnes de sensibilisation et d’affichage, on réaménage des espaces, on engage plus d’équipes de nettoyage, on veut organiser la participation citadine, des comités de netteté, des réunions entre les différents services compétents…  Mais ose-t-on agir de main forte lorsque les dérangements deviennent intenables ?  Les politiciens sont récalcitrants lorsqu’il s’agit d’ouvrir le volet répressif de leur politique !