Open Vld met en garde contre le carcan bruxellois ou la villagisation de la ville

23 janvier 2008

Open VLD-Bruxelles

Les politiciens francophones ne cessent de se plaindre des frontières régionales qui forment un carcan et empêchent Bruxelles de se développer économiquement (et surtout culturellement).

Dans leur travail quotidien au Parlement de la Région de Bruxelles-Capitale Jean-Luc Vanraes, Carla Dejonghe, Els Ampe et René Coppens se heurtent de plus en plus souvent à un autre carcan: les limites que Bruxelles s'impose elle-même et qui l'empêchent de croître.

Le groupe Open Vld au Parlement de la Région de Bruxelles-Capitale a dressé une liste non-exhaustive en la matière, qui va des nuisances de l'aéroport, des infrastructures IT au commerce et vous invite à sa conférence de presse ce mercredi à 11u30 dans les locaux du Parlement bruxellois.

Lisez le dossier complet ici.


Depuis les années septante, nous nous sommes familiarisés au terme communautairement chargé du « carcan bruxellois ». Ce terme émane de la conviction principalement bruxelloise francophone que la Flandre empêche non seulement l’expansion économique de Bruxelles sur le Brabant, mais surtout sur le plan linguistique.

Aujourd’hui, le groupe politique de l’Open Vld au Parlement Bruxellois s’inquiète d’un autre « carcan ». Sous prétexte de ‘combattre les nuisances’ et par crainte pour son propre électorat, les politiciens bruxellois au Parlement bruxellois ainsi qu’au sein des conseils communaux imposent eux-mêmes un « carcan » ou camisole de force à notre ville.

Nous regardons comment, à Bruxelles, les normes de nuisances sonores sévères et unilatérales définies pour les avions, envoient au tapis notre propre aéroport, Bruxelles National. Il s’est produit la même chose pour les normes des antennes GSM à Bruxelles.

La même menace plane maintenant sur l’internet sans fil. Groen ! et Ecolo, le PS et le spa-Spirit, le CDH et le CD&V, mais aussi nos amis du MR, signent et votent trop souvent sans trop y réfléchir des propositions qui menacent la combativité économique de notre ville.

C’est à l’aide de cette note qu’avec avec mon groupe politique, je souhaite mettre en garde contre cette tendance. Bon nombre de politiciens et bon nombre d’organisations subsidiées ou non ressortant de la vie socioculturelle, perdent de vue la réalité économique en se focalisant trop sur la qualité de vie des bruxellois.

Nous ne plaidons nullement pour une politique aveugle sans réflexes écologiques et sociaux, mais nous voulons mettre en garde contre la « villagisation » de la ville :

- La prospérité que génère une ville est liée de façon indissociable à la qualité de vie que cette ville peut offrir à ses habitants ;

- Une ville sans nuisances, sans bruit, sans (im)mobilité, sans grands projets d’infrastructures n’est pas une ville, mais un village mort ;

Il est d’une importance capitale pour tous les Bruxellois, mais aussi pour tout le pays, que Bruxelles puisse croître et fleurir en tant que ville.

Jean-Luc Vanraes
Chef de Groupe
Open VLD - Parlement régional Bruxellois

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