Offre de 1400 nouvelles places après concertation avec les réseaux d’enseignement

8 mars 2010

Jean-Luc Vanraes

Le Ministre Jean-Luc Vanraes, chargé de l’enseignement néerlandophone à Bruxelles, se réjouit que le Ministre flamand de l'enseignement Pascal Smet, ait enfin reconnu le problème de capacité dans l'enseignement bruxellois.

"Les chiffres d’une étude parlaient d’eux-mêmes : d’ici 2015, aussi bien dans l’enseignement francophone que néerlandophone, quelque 15.000 nouvelles places devront être créées ; dont 3000 sont nécessaires dans l’enseignement néerlandophone” souligne une fois de plus Vanraes. « Les deux communautés linguistiques doivent prendre leur responsabilité dans l’intérêt de nos petits bruxellois”, poursuit Vanraes.  

Le Ministre Vanraes souligne qu’il convient de faire une distinction entre mesure à court et long terme.
“A court terme, ce n’est qu’après le 19 mars , soit à l'issue de la première vague d'inscriptions, que nous pourrons établir un bilan sur le manque ou non de classes". Si cela s'avère être le cas, le Ministre Vanraes demande que la Flandre finance ces classes manquantes, surtout les classes d’accueil. Si la Flandre ne le fait pas, le Ministre fera le nécessaire en septembre pour suppléer le déficit depuis le budget de la Commission communautaire flamande. 

A long terme, le Ministre Vanraes trouve que les propositions du Ministre Smet ne sont que de petites, il est vrai importantes, adaptations en marge (suppression de la règle des 2 km, subsides à la location ...). La priorité va à davantage de moyens financiers pour résorber le déficit d’ici 2015. C’est la raison pour laquelle, le ministre Vanraes travaille depuis quelque temps à un masterplan dont l'objectif est d'examiner comment la capacité peut être élargie. Le ministre s’est déjà entretenu avec l'ensemble des réseaux d’enseignement concernés (enseignement communautaire, communes, enseignement libre) pour analyser et inventorier l’offre de nouvelles places. Leur réaction fut positive. Pour l’heure, il n’est pas encore question d’une offre concrète de 1400 nouvelles places. Fin avril, le ministre Vanraes se rendra avec ce masterplan chez le ministre flamand de l’enseignement qui devra se prononcer sur l’élargissement ou non.

“L’heure est venue du “donnant donnant’. Nous avons besoin de moyens financiers supplémentaires si nous voulons construire ces nouvelles écoles” confirme le ministre. Un exemple : si une école introduit un dossier auprès d’Agion, l’agence chargée des investissements dans l’infrastructure scolaire, elle reçoit une réponse standard informant que le dossier pourra être lancé dans dix ans. Face au manque criant de capacité à Bruxelles, le système est tout sauf opérationnel et réaliste. Il est indispensable qu’Agion reçoive des moyens supplémentaires pour finaliser plus rapidement les dossiers.

Vanraes propose que les moyens que la Communauté flamande libèrera, soient gérés par les grandes villes devant établir un masterplan.  La commission communautaire flamande à Bruxelles peut par exemple octroyer des subsides à Agion ou au GO (enseignement communautaire) au moment où un dossier est prêt, à comparer avec les accords conclus dans le cadre du Fonds d’urgence bruxellois pour la rénovation des établissements scolaires, mais dans ce cas en vue de déployer des moyens pour l’élargissement de la capacité ou la construction de nouvelles écoles.