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Elections communales 2012
Open Vld et MR ensemble face aux électeurs
Cela fait du bien. Et plus qu’un peu. Une liste libérale dans le plein sens du mot.
Il y a 12 ans, en 2000, les libéraux ont parfaitement coopérés sur la Liste du Bourgmestre.
Pour retrouver une liste complètement libérale bilingue nous devons retourner 35 ans dans le temps. Jusqu’en octobre 1976, le moment où le P.L-L.P a permis que feu Pierre Van Halteren réussissait à conquérir l’écharpe.
Ce n’est pas à moi de vous répéter l’histoire, mais les années suivantes le parti libéral s’est déchiré. Et les libéraux perdaient ainsi dans la capitale l’écharpe qui leur revenait depuis 1830.
Le sentiment que les libéraux doivent coopérer à Bruxelles a, pour Open Vld, de solides racines. Au 19e siècle déjà, des libéraux flamands cherchaient appui auprès du parti libéral dans la capitale.
Il suffit de penser à notre sympathique Charles De Coster (l’auteur de la légende de Tyl Uylenspiegel), le poète Emanuel Hiel, le professeur ULB Eugène Van Bemmel (président de Vlamingen Vooruit), Julius Hoste Sénior et Junior … tous ont renforcé le camp libéral de la capitale.
Un nom qui s’impose aujourd’hui quand je vois la belle coalition libérale que nous avons pu rétablir ici à Bruxelles: ce nom c’est Charel.
Charles Buls pour les francophones,
Karel pour les néerlandophones,
et Charel pour les bruxellois.
Echevin de l’enseignement et bourgmestre libéral de Bruxelles à la fin du XIXe siècle, Buls incarne en quelque sorte aussi pour nous nos ambitions actuelles.
Sur le plan de l’urbanisme, Buls conciliait l’ambition avec le respect de l’individu et le patrimoine. Tout à fait en divergence avec un projet actuel comme Heysel/Néo, qui ne fait pas preuve d’ambition mais de mégalomanie.
Nous devons absolument aspirer à faire de Bruxelles une ville agréable, attrayante, propre et sure à la mesure des habitants et des visiteurs. Beaucoup de gens se plaignent de l'architecture médiocre à Bruxelles. Au temps des bourgmestres libéraux, il y avait une architecture superbe à Bruxelles: l'art nouveau par exemple.
Buls était le bourgmestre-pédagogue. Le grand champion de l’instruction obligatoire aussi et membre militant de la Ligue de l’enseignement. Etant un libéral radical et progressif il visait l’émancipation des habitants et un bon enseignement pour tous les enfants. Il misait haut. Et donc pas le nivellement vers le bas, qui est trop souvent l’apanage des socialistes. Et voilà ! Buls insistait dans son Ecole Modèle sur un apprentissage fort des langues et sur le multilinguisme.
Laïque convaincu, Buls, c’est avant tout le libéralisme d’ouverture. Le nôtre. En résumé, nous représentons la liberté d’esprit, l’émancipation, l’engagement social, la liberté personnelle, l’ambition, l’esprit d’entreprise et la diversité. Tout le monde est le bienvenu à Bruxelles. En même temps, nous demandons à tout le monde d’apporter une pierre à l’édifice et d’avoir du respect pour l’entourage et pour la ville.
Et j’ose aussi le dire ici en français : Buls c’est aussi une sensibilité flamande qui demande le respect pour sa langue: le néerlandais. Sans pour autant désavouer la Belgique, une notion qui lui était inconnue.
Nous, les libéraux néerlandophones, nous nous sentons bien dans notre ville, dans notre pays. Ensemble avec nos amis libéraux francophones du MR.
Et si, aussi dans le futur, nous devrions défendre le respect de notre langue de manière assertive, ce sera fait dans une bonne entente (réciproque). Sans agressivité envers les francophones et la Belgique. Entre libéraux, avec le respect pour les sensibilités mutuelles.
Voilà Alain, Bruxelles est une ville profondément libérale et ouverte. J’espère sincèrement qu’ensemble nous pourrons faire en sorte qu’avant fin 2012 tu puisses endosser l’écharpe mayorale.
On va vous changer la ville. Samen veranderen we deze stad.
Els Ampe
Chef de groupe Open Vld au Parlement Bruxellois
Conseillère communale à Bruxelles-Capitale
www.elsampe.be

