Le cancer du sein tue moins à Bruxelles |
2 mars 2009 |
26,8 femmes sur 100.000 décèdent en Région bruxelloise des suites du cancer du sein. Ce taux est un peu moins qu'en Flandre, où le cancer du sein coûte la vie à 30,1 femmes sur 100.000. “Cela est remarquable”, a déclaré le Ministre bruxellois Guy Vanhengel au parlement bruxellois en réponse à l'interpellation concernant le dépistage du cancer du sein, “car à Bruxelles, l'on constate pourtant plus de cas du cancer du sein qu'en Flandre”. Les derniers chiffres concernant le cancer du sein, tels que publiés dans le Registre du Cancer, datent de 2004-2005. Ces statistiques indiquent qu'au sein de la Région de Bruxelles-Capitale, davantage de cas du cancer du sein sont constatés que dans le reste du pays. Le chiffre bruxellois s'élève à 158,5 femmes sur 100.000 contre 146,4 femmes sur 100.000 dans le reste du pays. Et pourtant, le taux de mortalité est moins élevé à Bruxelles que dans le reste du pays, à savoir - comme mentionné ci-dessus - 26,8 sur 100.000 contre 30,1 en Flandre et 28,3 en Wallonie. “Cela prouve que les soins en Région de Bruxelles-Capitale connaît bel et bien une politique de prévention solide”, estime le ministre Vanhengel, en charge de la santé au sein de la Cocom, “Les patients sont bien suivis. Ce résultat nous encourage en tout cas à poursuivre nos efforts dans le cadre de la lutte contre le cancer.” Une autre constatation remarquable est qu'à Bruxelles les femmes ne sont pas spécialement favorables au dépistage via une mammographie, contrairement à la Flandre, mais qu'elles préfèrent l'examen diagnostique avec une échographie. En langage humain, cela signifie qu'elles préfèrent se faire examiner par le médecin, qui en cas de doute fera une échographie, plutôt que de confier leur sort à un dépistage. Concrètement: seul 10 pct des femmes bruxelloises âgées de plus de 50 ans et invitées au contrôle, se présente à un screening et 45 pct passe par un examen diagnostique. Ces chiffres sont proches de ceux en Wallonie, mais loin de ceux en Flandre, où 37 pct opte pour un dépistage via screening et seul 21 pct pour l'examen diagnostique. “Cela pourrait être lié à la formation des médecins”, suppose Vanhengel, “Durant leur formation, les médecins francophones sont principalement préparés au colloque singulier avec le patient. Ainsi, ils pensent avoir un maximum de certitude.” |


Taux de mortalité cancer du sein est le moins élevé à Bruxelles