Cerexhe se tire une balle dans le pied |
8 mai 2009 |
« Pendant la période électorale, certains perdent parfois le nord. Pour la première fois, un ministre bruxellois francophone se sent appelé à remettre en question la répartition des moyens bruxellois pour la Commission communautaire française (mieux connue sous le nom de Cocof) et la Commission communautaire flamande (VGC). Le Ministre bruxellois CDH Benoît Cerexhe a déclaré cela aujourd'hui lors d'une conférence de presse. La loi bruxelloise prévoit actuellement que pour chaque 80 euros déboursés de la trésorerie bruxelloise à la Cocof, 20 euros doivent aller à la VGC. Il s'agit de la règle 80-20 qui est déjà d'application depuis la création de la Région. Cerexhe propose de revoir cette répartition et de la ramener à 87/13. Il s'agit là d'une déclaration digne d'une fièvre électorale francophile, qui n'apporte rien de bon», déclare son collègue flamand vice-ministre-président Guy Vanhengel. « A l'heure actuelle, il n'y a aucune raison de remettre en cause cette clé de répartition souvent utilisée à Bruxelles, bien au contraire », poursuit Vanhengel. « Les moyens que la Région bruxelloise transfert aux commissions communautaires servent à cofinancer des matières communautaires, telles que par exemple l'enseignement bruxellois. Et justement en ce qui concerne l'enseignement, la Communauté flamande prend à son compte plus que sa part. Plus de 20 pour cent des jeunes bruxellois sont inscrits dans une école néerlandophone. Avec de telles déclarations, monsieur Cerexhe ouvre, en outre, la boîte de pandore. À l'heure où les Bruxellois doivent unir leurs forces et plaider pour un meilleur financement de Bruxelles, le signal envoyé par Monsieur Cerexhe est à l'opposé de cela. Cerexhe et la Cocof feraient mieux de balayer d'abord devant leur porte. Si la Cocof se trouve dans une situation financière précaire, c'est dû au fait qu'elle a transféré des moyens dans les paniers parfois percés de la Communauté francophone. C'est là que se situe le problème. Bruxelles est partie demanderesse pour d'importants investissements dans l'enseignement lors de la prochaine législature. Il s'agit là de la priorité absolue pour les années à venir. Ce n'est pas en jetant de l'huile sur le feu communautaire au sein de Bruxelles que nous parviendrons à trouver les moyens nécessaires à cet effet . Nous y parviendrons seulement en appelant à la solidarité de la Communauté francophone et flamande. En agissant de la sorte, Cerexhe tire du mauvais côté, car il se tire une balle dans le pied! Il se montre plus francophile que le FDF,» conclut Vanhengel. |


Vanhengel: que se passe-t-il? Monsieur Cerexhe deviendrait-il plus francophile que le FDF?