Reynders déçoit les zinnekes |
3 juin 2009 |
«Reynders déçoit les vrais Zinnekes», ainsi réagissent le ministre bruxellois Guy Vanhengel et Sven Gatz à la pique du Président du MR Didier Reynders concernant la représentation flamande à Bruxelles. «Si le Président du FDF Olivier Maingain bombe le torse face à une plus petite représentation des Flamands à Bruxelles, cela n’étonne plus personne. Ce genre d’attaques contre les Flamands relèvent du fond de commerce du FDF. Mais que le Président liégeois du MR fasse ce genre de déclaration, c’est nouveau. Et étrange. Il se trouvait à la table des négociations en 2001 lorsque nous avons discuté de la représentation des Flamands à Bruxelles». Au moment où une discussion communautaire constructive doit être possible, Monsieur Reynders jette de l’huile sur le feu. Au plus le MR suit le FDF, au plus les chances d’une stabilité politique dans le pays s’amenuisent. Le FDF devient de plus en plus ce que le NVA était pour le CD&V. Un handicap. «Reynders ne semble pas être au courant de l’évolution à Bruxelles», déclare le Ministre Guy Vanhengel, “ La Région bruxelloise estdevenue une région cosmopolite. Non seulement le nombre d’autochtones flamands diminue, mais le nombre d’autochtones francophonesne s’élève plus qu’à 45 pour cent. Le néerlandais est relégué à la troisième place, mais l’anglais fait son apparition comme deuxième langue. Néanmoins le néerlandais est davantage reconnu. Si l’on regarde notre enseignement – l’avenir de Bruxelles- nous constatons qu’un enfant bruxellois sur cinq fréquente une école néerlandophone. De même qu’un député sur cinq à Bruxelles est un Bruxellois néerlandophone». «Il serait plus judicieux que le système électoral à Bruxelles reprenne toutes les listes électorales, quel que soit le groupe linguistique», ajoute encore Sven Gatz. «Les Bruxellois sont et resteront des Bruxellois. Nous sommes radicalement opposés à la subnationalité». La représentation garantie de Néerlandophones à Bruxelles a pour but de reconnaître politiquement la présence néerlandophone dans la sociétébruxelloise et de rétablir le calme dans le débat communautaire à Bruxelles et en Belgique. Ceci a réussi. Bruxelles ne pâtit pas des conflits entre Bruxellois francophones et néerlandophones. Même lorsque la formation du gouvernement fédéral a traversé une crise communautaire mouvementée, le gouvernement bruxellois et la vie associative n’en ont pratiquement rien ressenti. Au contraire. De tous côtés, des initiatives ont été lancées afin de rapprocher les communautés à Bruxelles.L’attaque de Reynders est en contradiction flagrante avec le sentiment des Bruxellois, des Zinnekes.Celui qui joue avec de telles propositions, doit savoir qu’il joue avec le modèle bruxellois et au final avec le modèle belge. |

