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Une politique de rigueur, pas de nouvelles taxes

13 januari 2010

Guy Vanhengel

Avec la crise bancaire et financière, on est revenu 10 ans en arrière, estime le vice-Premier de l'Open VLD en charge du Budget. Il faut, dès lors, mener "une politique de rigueur" pour que les générations futures soient préservées d'une trop grande dette, dit Guy Vanhengel.

Mener une politique de rigueur ne veut pas dire qu'il faut prendre des mesures drastiques, explique Guy Vanhengel, invité de Matin Première ce lundi. Ce ne sera pas comme sous la période Martens- Gol où des mesures d'assainissement importantes avaient été prises. Mais les dettes actuelles sont les impôts du futur, rappelle-t-il.

Dans un pays où le taux d'imposition est déjà "énorme", il faut éviter de demander aux citoyens de faire d'avantage d'effort. C'est pour cette raison, dit-il, qu''il faut absolument maintenir les finances publiques sous contrôle et arriver le plus vite possible à l'équilibre budgétaire". Un équilibre prévu pour 2015 et les premiers résultats obtenus pour l'année budgétaire 2009 vont dans le bon sens, affirme-t-il.

Il faut tenir compte de l'Europe

A la question de savoir s'il faut aller plus vite que 2015 pour revenir à l'équilibre budgétaire, le ministre du budget précise que "l'Europe est d'accord qu'on atteigne l'équilibre budgétaire en 2015, mais elle voudrait que l'objectif intermédiaire de 3% soit obtenu plus tôt".

S'il précise que cet objectif est prévu pour 2013, Guy Vanhengel estime qu'il faut faire un effort pour répondre à la demande européenne. "Nous devons faire un effort en ce sens-là", dit-il. Il se dit d'ailleurs optimiste puisque pour la toute première fois, les projections budgétaires ont été faites "prudemment" et s'il devait y avoir des surplus dans les recettes, il estime que l'Etat devra les utiliser pour atteindre l'objectif européen.

Faut-il mettre un terme aux exclusions du chômage ?

Mettre un terme aux exclusions du chômage, c'est ce que propose le président du PS. Un avis que ne partage pas vraiment Guy Vanhengel qui estime qu'il faut plutôt préserver un maximum d'emplois. "Il ne faut pas accompagner de plus en plus de chômeurs mais faire l'impossible pour préserver le plus d'emplois possible", dit-il.

Michel Daerden a sa place au gouvernement

Interrogé sur la nouvelle polémique autour du ministre des Pensions, Guy Vanhengel explique que Michel Daerden "est un homme un peu atypique dans la politique belge". Contrairement aux autres, "il cultive ses défauts et cache ses talents", explique-t-il.

Pour lui, Michel Daerden a sa place au gouvernement fédéral. "C'est un homme compétent qui connaît ses chiffres et ses dossiers mais il a un langage et une façon de parler qui est différente et qui choque parfois". Et d'ajouter : "Il était tout content de pouvoir lire un texte en néerlandais".

Une solution définitive pour BHV

Concernant BHV, le ministre prône une solution définitive plutôt que temporaire pour éviter que ce problème continue à envenimer la politique belge. Et si la Cour constitutionnelle dit qu'il faut une solution, Guy Vanhengel confirme qu'elle ne dit pas qu'il faut que ce soit forcément une scission, même s'il pense que ce serait la solution idéale.