Le gouvernement fédéral a atteint un accord concernant les objectifs budgétaires intermédiaires pour le programme de stabilité qui doit être remis à l’Europe. Le texte a été envoyé à la Commission Européenne le 31 janvier 2010.
Tel que demandé par la Commission européenne et préconisé par le Conseil Supérieur des Finances, le gouvernement réduira le déficit budgétaire en 2012 à 3 pour cent du Produit Intérieur Brut, et ce en vue d’atteindre un équilibre d’ici 2015 au plus tard.
En ce qui concerne la contribution des communautés, régions et pouvoirs locaux, le gouvernement fédéral reprend les chiffres figurant dans les plans pluriannuels déposés dans leurs parlements respectifs et transmis au Conseil Supérieur des Finances.
Par rapport au programme de stabilité de l’année passée, beaucoup de progrès ont été faits. L’année dernière, le programme de stabilité prévoyait encore - 5,9 % en 2009, - 6 % en 2010, - 5,5 % en 2011 et – 4,4 % en 2012. Aujourd’hui, les pronostics sont en moyenne 1% supérieurs : – 4,8 % in 2010, - 4,1 % in 2011 en – 3 % in 2012.
'Nous avons pu réaliser ces meilleurs résultats grâce à notre politique prudente', explique le vice-premier ministre et ministre du budget Guy Vanhengel. 'Ces estimations prudentes sont d’ailleurs poursuivies. Ainsi, nous basons nos pronostics sur les chiffres de croissance du Bureau du Plan et de la Banque nationale, et non pas sur ceux des banques privées qui prévoyaient une croissance plus élevée que celle de 1,1 % sur laquelle nous nous basons. La France prévoit d’ailleurs une croissance de 1,4 % et l’Allemagne même une croissance de 1,6 %.'
Les prévisions peuvent donc encore s’améliorer. Mais s’il y avait malgré tout un problème, le Gouvernement est disposé à prendre des mesures exceptionnelles.
'Ces mesures ne pourront porter atteinte aux efforts de relance économique du gouvernement, ni mettre à mal les acquis sociaux. Une hausse du chômage ne profite à personne, car cela coûte aussi beaucoup d’argent au gouvernement.' |