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Débat d’actualité au parlement flamand au sujet de la pollution de la Senne

15 december 2009

Sven Gatz

A la demande expresse de Sven Gatz, président du groupe politique Open VLD au parlement flamand, un débat d'actualité au sujet de  l’arrêt de la station d’épuration des eaux de la Senne aura lieu jeudi prochain (17 décembre) en séance plénière.

Vendredi dernier, la Parlementaire Bruxelloise Els Ampe avait tiré la sonnette d'alarme une première fois face à la forte pollution de la Senne suite à l’arrêt des activités de la plus grande station d’épuration des eaux dans notre pays. Interpellée à ce sujet par cette dernière, la Ministre bruxelloise de l'Environnement Evelyne Huytebroeck, avait minimisé le problème: 'Entre temps, nous avons vu que les eaux usées de plus d’un million de personnes arrivaient dans la Senne sans avoir été  traitées au préalable, ce qui crée évidemment de graves dommages environnementaux.' Apparemment, la ministre a négligé cette question réduisant ainsi à néant tous les efforts fournis pendant  les années passées pour assainir la Senne et ses environs, et ce en l’espace de trois semaines seulement.

Els Ampe plaide pour un 'un redémarrage immédiat du traitement des eaux parce que chaque jour que ces eaux usées sont déversées, impose une hypothèque de plus en plus lourde sur l'écosystème de la Senne et de ses environs'.

Au Parlement flamand la parlementaire Gwenny De Vroe interpellera la ministre flamande de l'Environnement Joke Schauvliege sur cette question. 'Alors que tous les regards sont tournés vers le sommet de Copenhague sur le climat pour un environnement meilleur, nous constatons qu’à Bruxelles, la capitale de l'Europe, une station d’épuration au rôle crucial peut tout simplement être mise l’arrêt. Les dommages environnementaux n’ayant  par définition pas de frontières, nous craignons que cette pollution ait des conséquences plus prononcées en Flandre. C’est aussi pour cela que nous plaidons pour une action immédiate', a déclaré Gwenny De Vroe.
'Dans tous les cas, nous espérons que le débat d'actualité de ce jeudi apportera plus d’éclaircissements sur la fermeture de cette station. Je trouve incompréhensible que le gouvernement flamand n’ait rien remarqué  pendant si longtemps. La Flandre n’effectue-t-elle  donc aucun contrôle permettant de détecter une pollution massive de la Senne plus tôt? Combien de temps faudra-t-il pour que la Senne, le Rupel et l'Escaut soient rétablis? Et comment la ministre Flamande Schauvliege compte-t-elle s’y prendre pour éviter que la Flandre ne soit à nouveau victime de tels dommages transfrontaliers sur le plan environnemental?'

L’ Open VLD appelle à une participation flamande dans le capital d’Aquiris

Durant le débat d'actualité sur l’arrêt des activités de la station d’épuration de la Senne,  l’Open VLD a plaidé pour une participation du gouvernement flamand dans le capital d’Aquiris  à hauteur de 15,7%, soit l’équivalent de la contribution de la Flandre dans le coût du traitement de l'eau par cette station.

Pendant ce débat d’actualité, Gwenny De Vroe et Sven Gatz ont déclaré au nom de l’Open VLD 'qu’il était tout à fait évident que si un représentant de la Région flamande avait assisté en tant qu’observateur à la réunion du conseil d’administration d’Aquiris au moment où la décision de l’arrêt  des activité a été prise, des mesures conservatoires auraient pu être prises plus rapidement afin de redémarrer la station'.

Face aux dommages causés pour la Senne, le Rupel, la Dyle et l'Escaut, ce qui est une honte pour Bruxelles, il est clair que le fait que la Région de Bruxelles-Capitale ait des représentants chez Acquiris ne constitue pas une garantie suffisante. Pour l’Open VLD la meilleure solution afin de s'assurer que l'eau partant de Bruxelles n’arrive pas en Flandre sans être épurée, c’est d’avoir un représentant interne qui y veille.

L’Open VLD a également proposé une amélioration des systèmes de détection de la pollution dans les rivières flamandes. Gwenny De Vroe souhaite que le dialogue soit plus structuré entre les deux régions concernées pour toutes les compétences transfrontalières.

Enfin, l’Open VLD a demandé que le gouvernement flamand joue un rôle de coordinateur pour toutes les réclamations émanant des différentes administrations touchées par cette catastrophe écologique.

Suivez le récit dans la réunion plénaire le 17 decembre 2009

http://jsp.vlaamsparlement.be/docs/handelingen_plenaire/2009-2010/plen015-17122009_voorlopig.pdf